Carte blanche aux éditions Le Mot et le Reste
« LE MOT ET LE RESTE » : parce que leur engagement éditorial est de fournir des éléments de réflexion sur le monde qui nous entoure et de faire circuler des textes littéraires ou poétiques libres de ton et de forme, mais aussi d’introduire des questionnements esthétiques, le tout sans enfermement.
Comme de nombreuses « petites maisons d’édition », elles savent que les gros tirages n’induisent pas systématiquement la sanction d’un texte de qualité. Elles savent que l’inverse existe aussi et que la taille de la maison d’édition, grande ou petite, n’est pas une excuse à la médiocrité. Leur politique éditoriale est déterminée par une exigence d’écriture, tant dans le registre de la création poétique ou littéraire, que dans les témoignages historiques.
Compte tenu de leurs moyens et de leur souhait de ne pas faire de l’édition de parts de marché, elles publient environ dix livres par an. Elles suivent et défendent chaque titre auprès des libraires, bibliothécaires, lieux de formations ou sur internet afin qu’il puisse trouver ses lecteurs. Les rencontres et les lectures sont également de bons vecteurs pour faire découvrir des auteurs et leurs œuvres.
Leur curiosité et leur sensibilité leurs permettent de publier l’ouvrage de langue étrangère, le témoignage particulier issu du champ social qui nous concerne tous ou l’inédit d’un auteur contemporain dont l’écriture, souvent inclassable, correspond à leur choix. Outre des textes contemporains, vous verrez ici, également des rééditions d’ouvrages qui méritent d’être appréciés par notre regard actuel… »
Jeudi 22 mai à 14h pour les lycéens - Rencontre avec Roland Breton, géographe, historien
Les travaux de Roland Breton portent essentiellement sur la géolinguistique pour laquelle il a dressé plusieurs atlas des langues en Inde, Louisiane, Afrique. Il a été l’initiateur du terme et du concept d’ethnopolitique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages traduits en une dizaine de langues. De lui ont paru aux éditions Le Mot et le reste : « Peuples et états, l’impossible équation ? » et « Horizons et frontières de l’esprit ».
Vendredi 23 mai à 9h15 pour les lycéens - Rencontre avec Guillaume Ruffat, codirecteur du magazine de critique rock en ligne B-Side Rock.
Guillaume Ruffat publie en mai prochain un ouvrage intitulé « Une révolution musicale », consacré aux musiques populaires des années 60, en abordant aussi les aspects sociologiques, politiques… de l’époque. La rencontre sera l’occasion d’aborder la musique et la société des sixties et seventies.
Samedi 24 mai à partir de 13h30 pour tous publics - Café Lecture avec Olivier Domerg, Jean-Pierre Ostende et Emmanuel Loi
Une vie aventureuse a conduit Emmanuel Loi à écrire une dizaine de livres (théâtre, roman, récit, polar, journal intime, essais…). A lire aux éditions Le mot et le reste dans leur nouvelle collection Solo : « The Spooky Tooth, le pou qui tousse » (à paraître en mai 2008).
Un auteur et son traducteur
Samedi 24 mai à 15h pour tous publics - Rencontre avec un romancier italien et son traducteur français
L’auteur : Giovanni Cattabriga, qui écrit sous le pseudonyme de Wu Ming2
Le roman : « Guerre aux humains » (Editions Métailié, 2007)

Le traducteur : Serge Quadruppani (célèbre traducteur de romans italiens contemporains, dont ceux du populaire Andrea Camilleri) ; Serge Quadruppani est aussi auteur de romans policiers.
A propos de Serge Quadruppani
Serge Quadruppani (né en 1952 à La Crau, Var) est un écrivain, traducteur, journaliste et éditeur littéraire français. Il est notamment l’auteur de plusieurs romans policiers.
Serge Quadruppani a également été actif comme traducteur (les américains Stephen King et Philip K. Dick, ou les italiens Andrea Camilleri, Marcello Fois et Valerio Evangelisti.
Il est l’un des initiateurs, avec Jean Bernard Pouy et Patrick Raynal, de la série de romans Le Poulpe.
Serge Quadruppani a été publié chez divers éditeurs, notamment à la Série noire. Il dirigea la collection aujourd’hui disparue « Italies » aux éditions Anne-Marie Métailié, mais reste responsable du secteur italien chez le même éditeur. Il s’est également illustré en prenant la défense des anciens terroristes italiens réfugiés en France.
A propos de Wu Ming
Depuis huit ans, sous ce pseudonyme qui signifie “ anonyme” en chinois, un groupe de cinq jeunes auteurs creuse un sillon profondément original dans la littérature italienne. Tout en menant une activité multimédia intense, Wu Ming a écrit plusieurs best-sellers aux sujets ambitieux, brassant des dizaines de personnages réels ou imaginaires, embrassant des époques charnières de l’histoire mondiale. Quatre des cinq ont publié, avec succès également, des ouvrages individuels gardant la signature Wu Ming assortie d’un numéro. Pour en savoir plus on pourra lire la préface de « Guerre aux humains » rédigée par Serge Quadruppani ou consulter le très intéressant site de Wu ming (qui est rédigé dans plus d’une dizaine de langues) :
http://www.wumingfoundation.com
A propos de « guerre aux humains
Sans travail depuis une semaine, sans compagne et depuis longtemps orphelin, Marco sait où aller : un lieu pour le moment isolé et tranquille, quelque part sur les monts de l’Apennin, qu’il ne révèlera à personne. Équipé d’un sac à dos bien rempli, il a échangé sa montre contre des silex artificiels et une petite scie d’acier : il est fin prêt pour la civilisation troglodyte. À ceci près que la forêt est peuplée. De membres du groupe de survivance des « Durs à Mourir », de braconniers, de gangsters albanais, de l’armée maderoise de libération animale, de gardes-chasse…mais aussi d’un clandestin nigérian abonné aux combats de gladiateur contre chiens et d’une radiesthésiste à la recherche de son saint-bernard. Le paradis retrouvé s’avère de plus en plus artificiel… Avec son humour glacé et sophistiqué, Guerre aux humains est non seulement un roman ambitieux d’une grande qualité, mais également un cri d’alarme qui dénonce l’absurdité du monde.
Samedi 24 mai à 16h pour tous publics - Rencontre avec des auteurs de romans noirs : Serge Quadruppani, Maurice Attia, Jean Riser, Pierre Graféo, Ysa Dedeau, Raymond Basagana...
Un auteur en résidence
Jeudi 22 mai à 14h pour tous publics - Rencontre avec Ricardo Montserrat
Né de l’exil en Bretagne d’antifascistes catalans, Ricardo Montserrat trouve très tôt dans le théâtre un espace où concilier engagement et liberté. Au Chili, sous les années Pinochet, il s’engage contre la « cultura de la muerte », crée, met en scène, écrit, édite ou produit une quarantaine d’œuvres qui sont autant de croche-pieds à la dictature. De retour en France, en 1992, il se met au service des exclus de la dictature économique et poursuit l’écriture de son œuvre personnelle – romans, théâtre, cinéma. Il met en chantier des ateliers de création littéraire et dramatique, entre autres. « Viens jouer avec tes peurs » chroniques romanesques, éditions l’entretemps.
Vendredi 23 mai à 20h30 et Samedi 24 mai à 19h pour tous publics au Théâtre des Salins
Pièce dramatique de Ricardo Montserrat
La résidence de Ricardo Montserrat se prolonge par la création d’une pièce dramatique issue des nombreux ateliers d’écriture menés pendant 6 mois dans les quartiers de la ville de Martigues.
Cette pièce mettra en scène, sur le plateau du théâtre des Salins, la ville de Martigues à travers les mots et les images de ceux qui y vivent... Il sera porté par deux comédiens professionnels, et quelques-uns des auteurs qui viendront sur scène dire et montrer qui ils sont, ce qu’ils sont, et accompagné de musiques vivantes, composées et interprétées par des musiciens martégaux, de réputation nationale, autour d’Eric Fernandez mais aussi par des musiciens étrangers, actuellement hébergés à Martigues (Arméniens, Tchetchènes...)
Mise en scène Michel André, metteur en scène et directeur du Théâtre de la Cité à Marseille, Conseil et assistance d’artistes invités par la Scène nationale des Salins, comme Guy Alloucherie, metteur en scène (du Nord), (Base 1119, les Sublimes...) et Thierry Thieu Niang, chorégraphe, assistant de Patrice Chéreau.
Cette année, la consigne de ce concours ouvert à tous est d’écrire une nouvelle au regard d’une œuvre photographique de l’artiste Iveta Duskova.
Iveta Duskova, est artiste contemporaine, la photographie est tirée de son ouvrage « Mémoires vives » édition Images en manœuvre.
dimanche 25 mai à 14h - Remise du prix du concours de nouvelles en présence du président du jury : Ricardo Montserrat, de Iveta Duskova et de membres du jury comme Abdoulaye Diop Dany.
Théâtre bilingue et traductions
Samedi 24 mai à 14h30 - salle des conférences
Lectures théâtralisées jouées par des comédiens bilingues.
Théâtre lu, théâtre des langues. Fusion de deux langues, invention d’une troisième qui serait tantôt l’une tantôt l’autre et à travers lesquelles chacun passerait sans même s’en apercevoir.
Pièce en arabe/français : El Khobza/Le pain d’Abdelkader ALLOULA (Algérie - 1970)
Le sujet : Si-Ali est écrivain public. Aux côtés de sa femme Aïcha, le brave homme partage la misère de ses clients, à qui il n’ose réclamer ses honoraires. Un jour, Si-Ali va être incité, comme par une révélation, à écrire un livre, le livre qui changera le monde. Il deviendra ainsi le porte-parole de personnages drôles et pathétiques qui peuplent sa ville natale.
L’auteur : Abdelkader ALLOULA, né et mort en Algérie (1929-1994), a marqué la scène théâtrale de son pays pendant plus de 30 ans. La lecture théâtralisée, tout en présentant des personnages spécifiques, traite d’un sujet au caractère universel.
La pièce dure une cinquantaine de minutes et est interprétée par six comédiens et comédiennes maghrébins. Arabe et français sont intimement mêlés dans les dialogues et la compréhension de la langue française favorise l’écoute de la langue arabe qui manifeste son rôle de communication et d’échange et familiarise avec des sonorités à priori « étranges ».
Pièce en espagnol/français : El cartero/Le facteur de Neruda d’Antonio SKARMETA (Chili)
Le sujet : Mario porte tous les jours son courrier à Pablo Neruda. Une amitié inattendue se tisse entre le jeune fils de pêcheur et le grand poète. Pour l’aider à conquérir le cœur de Beatriz dont Mario est tombé fou amoureux, Neruda va l’initier à la poésie, au grand dam de Madame veuve Rosa, la mère de la jeune fille et patronne de l’auberge… L’auteur : Né au Chili en 1940, Skarmeta a vécu de nombreuses années aux Etats Unis et en Europe pendant la dictature de Pinochet. Professeur, diplomate, ambassadeur, scénariste et écrivain, il a reçu de nombreux prix pour son œuvre littéraire, traduite dans le monde entier.